Urban Futur

Urban futur

Tu te dresses tel un origami

K’as mis le temps de séparer par des traits d’union

La langue des coulisses d’un autre temps, tampon mémoriel, industriel,

D’avec la langue de la ville végétale et musicale de demain.

Dans cette langue nouvelle, peau et tiques se côtoieront sans danger,

Langue suave, sucrée, sussurée au creux des plis, elle suscitera à chaque son une image sensorielle.

Ecoutez par vous-même cette langue nouvelle inventée, éventée, aimantée.

Je vous lègue ce petit répertoire :

 

Jour se dira ……………….  bidou

Nuit  se dira ………………  flower (*)                               (*) terme à lire avec l’accent anglais

Bonjour se dira …………… tchou bidou

Bonjour (très amical) se dira tchou bidou ouah

Bonne nuit se dira ………..   tchou flower (*)                     (*) terme à lire avec l’accent anglais

Aimer se dira ……………… nou waléa

Aimer tendrement se dira …. nou waléa lamer

Aimer passionnément se dira .           nou waléa surmars

 Mais tous ces mots ne seraient rien sans l’intonation, véritable détonateur de l’intérieur .

 

Urban futur

Ta langue sera aussi partage

Avec les oiseaux, les végétaux et les zozos.

Elle mariera sans témoins les sons de l’intérieur

Avec la musique du cirque extérieur où jonglent les mots,

Libre à chacun de fleurir sa voix au milieu de nulle part,

Là où tout s’invente au son de la bise ou du raz de marée.

 

Urban futur

Tes urban bees basent leur cri sur l’inquiétude qui les entoure,

Elles passent ainsi du bzzz bzzz

Au busy busy en mimant les hommes

Passez, y’a plus rien à voir

Le pollen se paume appauvri,

Faudrait que la langue se délie

Délicatement, délibérément

Pour lier de nouveau l’humain et son environnement.

 

Urban futur

Tes restos seront squattés par les solidaires,

Les co-workers, hommes d’à faire nouvelle génération

Et les partenaires de la diversité humaine,

Ils seront perchés sur des mezzanines

Pour nourrir à la cime hilare de la rencontre

Tous les gourmands d’échanges et de partages.

En mangeant on verra un parterre de légumes au rez-de-chaussée,

Là où siège la terre nourricière.

Ainsi, du légume à l’assiette il n’y aura qu’un pas

Un premier pas dans le monde de l’urban futur.

Elisabeth

2017-11-22T17:14:23+00:00avril 10th, 2017|Categories: Acte I, Artistique, De ma fenêtre, je vois un paysage habité|0 Comments
%d blogueurs aiment cette page :